Le projet de « TVA sociale » consiste à transférer une partie des cotisations sociales sur un impôt à assiette assez large. Les cotisations salariales employeurs sont réduites de 13,6 milliards et la TVA est accrue, via une hausse de 1,6 point du taux principal. L'enjeu est double : d'une part, alléger les charges salariales pour améliorer la santé financière des entreprises et les créations d'emplois ; d'autre part, renchérir les produits importés.
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<STRONG>Parmi les faits marquants de la semaine </STRONG>: La population croate dit oui à l'Union européenne ; la Croatie va devenir le 28e pays-membre. En Russie, une dégradation budgétaire est annoncée et la production industrielle ralentit. La Banque centrale de l'Ukraine soutient l'activité, mais le <EM>spread </EM>souverain reste élevé. Une croissance vigoureuse est enregistrée au Maroc, mais les déficits continuent de se creuser lourdement. En Égypte, un scénario noir économique se confirme, mais cinq mois d'accalmie politique sont peut-être possible. Au Tchad, la raffinerie de Djerrmaya a été fermée. L'Inde baisse le taux de réserves obligatoires des banques. Le Brésil enregistre un montant record d'investissements directs étrangers en 2011 (76 Mds USD). La production industrielle résiste en Colombie (+6,4% a/a en novembre).
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Alors que les Européens sépuisent de sommets en sommets pour tenter dendiguer la crise des dettes souveraines et ses effets dominos, la BCE a dun seul coup su insuffler la dose de confiance nécessaire au basculement des anticipations. Mais les croyances sont fragiles et les mouvements de balancier parfois rapides et violents sachant que les situations bilancielles des Etats et des banques restent dans tous les cas tendues.
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L'économie italienne décroche du centre de la zone euro compte tenu de tensions financières plus fortes qui ont contaminé son système bancaire et ont contraint le gouvernement à faire des choix budgétaires plus douloureux. 2012 s'annonce comme une année charnière, avec une économie, déjà éprouvée par la Grande récession, et qui s'enfonce en récession mais des réformes qui posent les jalons d'une croissance plus solide à moyen terme.
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La croissance française va porter les stigmates de la crise des dettes souveraines avec deux trimestres consécutifs de repli de l'activité à la jonction 2011-2012. Cette récession technique s'annonce modérée et serait suivie d'une reprise très molle bridée par l'austérité budgétaire, mais ce bien sûr à supposer une accalmie rapide sur le front de la crise.
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<STRONG>Parmi les faits marquants de la semaine</STRONG> : S&P a dégradé les notes de trois pays d'Europe émergente (Chypre, Slovaquie et Slovénie). Fitch prend en compte le risque politique en Russie. La BERD demande une nouvelle "initiative de Vienne" de la part des banques occidentales actives en Europe centrale, afin d'éviter un <EM>credit crunch </EM>dans la zone. En Hongrie, la dette publique va, sans doute, subir une nouvelle hausse en 2011. Le défaut de paiement inexplicable d'une banque est acté au Kazakhstan. Les E.A.U. signent un accord de <EM>swap </EM>historique avec la Chine. L'Égypte est à la recherche d'un consensus politique pour obtenir le financement du FMI. En 2012, l'Afrique sub-saharienne est la seule région à accélérer. La Chine subit un ralentissement de la croissance du PIB au quatrième trimestre 2011. Le Brésil enregistre une baisse du taux directeur dans un contexte de très fort ralentissement de l'activité.
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L'agence Standard and Poor's a dégradé d'un cran la notation de cinq pays de la zone euro (la France, l'Autriche, Malte, la Slovaquie et la Slovénie), et de deux crans celle de quatre autres pays (l'Italie, le Portugal, l'Espagne et Chypre). Seuls quatre membres de la zone euro conservent le triple A : l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et le Luxembourg. Pour la France, cet abaissement de note est a priori synonyme de taux longs plus élevés, ce qui affecte les équilibres budgétaires. Mais les taux longs français devraient faiblement remonter, les marges de manuvre budgétaires permettent d'absorber ces hausses de coûts et les effets sur la conjoncture resteraient relativement limités.
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