Nous avons révisé notre prévision de croissance du PIB au 2e trimestre à +1,3 % t/t (contre +0,9 % initialement), en ligne avec les risques haussiers signalés par les indicateurs avancés du Crédit Agricole. Celui basé sur les données denquêtes suggère un taux de croissance de 1,1 % t/t au T2 2010 et celui basé sur les données dactivité, une croissance de 1,5 % t/t.
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L'indicateur avancé du Crédit Agricole basé sur les données d'enquêtes signale une croissance du PIB de 0,2% t/t au deuxième trimestre 2010. Celui basé sur les données d'activité suggère un taux de croissance de 0,4% t/t. Nous maintenons notre prévision de taux de croissance à 0,3% t/t.
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La consommation des ménages en France a nettement freiné depuis la crise financière. La récession qui l'a accompagnée s'est, en effet, traduite par une forte dégradation du marché du travail, et donc un ralentissement des revenus d'activité. En outre, la crise a entraîné une forte baisse des prix des actifs et donc une réduction de la valeur du patrimoine des ménages. Depuis la reprise de l'activité début 2009, le marché du travail a continué à se détériorer, mais en même temps les prix des actifs se sont redressés. Dans ce contexte, se pose la question du comportement de consommation des ménages en cette sortie de crise.
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Au regard de certains réseaux d'agences immobilières, les prix de l'ancien seraient en reprise significative sur les derniers mois. Ceci est possible sur certains segments (à Paris notamment), mais sur l'ensemble du marché, les statistiques qui font référence maintiennent l'idée d'une stabilisation des prix : +0,1% sur un an en France au premier semestre 2010 (Fnaim), +1% sur un an au T1 2010 en Ile-de-France, et +1,7% à Paris (INSEE-Notaires). De même, les volumes de ventes (neuf et ancien) restent à peu près stables au premier trimestre 2010 par rapport aux niveaux du second semestre 2009, et nettement en retrait par rapport à ceux de 2002-2007.
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La croissance française a freiné au premier trimestre 2010 (+0,1% t/t, après +0,6% t/t au quatrième trimestre 2009). Toutefois, la reprise cyclique ne semble pas menacée. Malgré un taux de chômage élevé et un assainissement nécessaire des finances publiques, la France, en tirant parti de la reprise mondiale via ses exportations, devrait afficher un taux de croissance de 1,1% en 2010 et 1,2% en 2011.
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Les intervenants de marché sont confrontés à un manque de visibilité quant au rythme de croissance à court terme, en particulier pour les économies développées. Nous ne pensons cependant pas que l'économie mondiale soit sur le point de retomber en récession. Un scénario de rechute de l'économie (double-dip) - qui n'est pas notre scénario central - ferait probablement baisser davantage les taux, mais le potentiel de hausse du prix des obligations est assez limité, en particulier pour les maturités courtes. Si les Etats-Unis étaient les premiers à retomber en récession, le dollar aurait beaucoup de difficulté à trouver un support, du moins dans un premier temps.
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L'été va être rythmé par quelques temps forts économiques ou financiers. Du côté de la conjoncture, la publication des chiffres de PIB du deuxième trimestre devrait conforter l'idée d'une solide reprise au premier semestre. Les enquêtes de confiance à paraître donneront, quant à elles, le ton pour la deuxième partie de l'année avec un essoufflement probable de l'activité mais sans rupture. Côté financier, l'actualité sera dominée par les résultats des "stress tests" des banques européennes et par l'examen de passage trimestriel auquel doit être soumis le plan triennal grec.
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